Antoine Herzog

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1. Le ciel, les nuages play stop
2. Beau salaud play stop
3. Si un jour la vie nous sépare play stop
4. Bien sur que je serai là play stop
5. Samba en hiver play stop
6. Testament play stop
7. L'instant play stop
8. Les oiseaux sont partis play stop
9. Charlotte in the sky play stop

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Le ciel les nuages
M'ont murmuré
Que la vie n'est qu'un mirage
Qui passe

Le ciel les nuages
M'ont éloigné
Des siphons, des orages
D'impasses

Tourne Tourne la terre
Et le cristal
Les mots ne peuvent rien faire
Face au métal
Face au mistral

Le ciel les nuages
M'ont éclairé
Tout ce qui nous fait ombrage
S'effacent

Le ciel les nuages
M'ont dérouté
Avant que mon cordage
N'se casse

Tourne Tourne la terre
Et le cristal
Les mots ne peuvent rien faire
Face au métal
Face au mistral
Si tu n'étais qu'une putain
Mon coeur ne serait pas charmé
Je te laisserais sur le chemin
Petit cailloux abandonné

Si tu n'étais qu'un beau salaud
Je te dirais un brin vexé
Je ne suis pas un numéro
Ni un pin's qu'on peut épingler

Si tu n'étais qu'une petite fille
Je rigolerais bien volontiers
Avant que les étoiles scintillent
Je partirais le coeur léger

Si tu n'étais qu'une âme sensible
Tu m'aurais certainement touchée
Mais tu n'atteindrais pas la cible
Que tu pensais tant convoitée

Refrain :
Mais tu es tout, tu es tout
Oui toutes ces âmes à la fois
Et pour toi je ferai tout
Oui tout ce que tu voudras

Si tu n'étais qu'un beau gibier
Une viande à brocher au couteau
Je succomberais à ta beauté
Mais te traiterais comme les bestiaux

Si tu n'étais qu'un gros queutard
Tu étalerais tous tes exploits
En pensant peut-être savoir
Les miens, mais je n'en parle pas

Si tu n'étais qu'une ingénue
J'apprécierais ta compagnie
Mais notre amour est sans issue
Comme ce matelas est trop petit

Si tu n'étais qu'un saltimbanque
J'irais te voir au cinéma
Avant que je me dise qu'il manque
Un homme qui me prenne dans ses bras

Refrain
Si un jour la vie nous sépare
J'aimerai que tu gardes en toi

Le sourire que j'ai là rien qu'à te voir
Combien est-t-il rempli de joie

Le plus dur pour mon coeur c'est de partir
De te laisser au loin comme çà

Plus je vieillis plus grondent mes souvenirs
Où l'amour se brise en mille éclats

Si rien ne me dit qu'on se reverra
Je voudrais que tu gardes en toi

Un peu de ma présence quand tu devras
Faire face au silence, au froid

Je te suivrai toujours même à distance
Je les approuverai tous tes choix

Se rappeler n'a en soi plus d'importance
Comme je t'ai dit ce qui compte pour moi
Bien sûr que je serai là
Tout près de toi, dans tes bras
Mais tu sais, oui tu le sais
Je ne le veux pas

Fatale issue qu'j'avais vue
Dans ta poursuite, tragique fuite
En avant, en avant
Légère qu'un instant

Tatoué à vif pour la vie
D'un amour fou qui nous lie
Je n'peux pas, je n'peux pas
Ne pas rester là

L'amour m'emmène avec toi
Loin où la peine nous renvoie
Une image, une image
Qui me laisse sans voix

Je sais qu'un jour mes pensées
s'envoleront, exaucées,
notre essence, notre essence
à nouveau soudée

Bien trop d'instants partagés
Pour qu'ils se meurent un été
Ils résistent, ils résistent
Aux fatalités

Toutes les poussières sont bercées
Par nos prières encerclées
De mensonges, de mensonges
Bientôt révélés

Bien sur que je serai là
Tout près de toi, dans tes bras
Mais tu sais, oui tu le sais
Je ne le veux pas
J'ai envie de partir cette fois cet hiver
On n'a pas assez d'argent qu'est ce que tu veux faire
Je ne sais pas mais tu pourrais trouver une solution
Toujours facile de dire non
C'est toi qui exagères

Mais suit-moi bon sang si tu m'aimes
J'ai envie de folie
On en a tous besoin
Allez viens prends ma main
Ayons de l'insouciance

Refrain
Au milieu des sapins, je déposerai
Plein de neiges au fond de tes poches, diversion, je dirai :
"On tombe tous sous le charme des carillons
Du blanc des montagnes et d'une petite maison"

Ah çà c'est bien malin, et moi ce que je ferai
Je te dirai qu'on est perdu dans la forêt
En plus les nuits sont rudes toute cette saison
Sur le blanc des montagnes et sans petite maison


Mon écho dévalera toute la vallée
Au passage quelqu'un l'aura peut être écouté
Aura-t-il la même joie que nous de pouvoir être là
De répéter tes mots comme si l'écho changeait de voix

L'avenir est incertain mon amour
Même si cette année on ne pourra pas y aller
Jamais on n'arrêtera de rire aux éclats
Je ne veux pas, si je meurs
Que dans ma mort soit votre vie.
Non, pour vous je veux être un coeur
Où vos peines se réfugient.

Pour vous, mes aimés je veux être
Simplement un jet de clarté
Que mon tombeau soit la fenêtre
Par où l'on voit l'immensité

Je veux que toutes vos caresses
Viennent se mirer dans mes yeux
Pour qu'en les fermant ma tendresse
Déverse en vous celle de Dieu.
L'instant
J'aime le partager, le savoir
Important, le garder en mémoire
Qu'il nous lie au delà des frontières
Que dans nos vies brille la lumière
De cette instant
Incandescent
Si violent

L'instant
Chacun l'a vécu, embrasé
Espéré, attendu sans succès
Il arrive, vous disent-ils rassurant
Vous y croyiez ? mais c'est du vent
C'est énervant
Il part au loin
En courant

L'instant
J'aime le faire parler, y déceler
Ce qu'il cache, ce qui fâche, révéler
Le désir d'un regard amoureux
Qui vous transporte, vous rend heureux
A cet instant
Rien n'est vraiment
Important

L'instant
Comme il est joyeux de le voir
Prendre vie, sous vos yeux ébahis
Qu'il efface toute la nostalgie
Que prennent place rires et folies
A cette instant
Rien ne sera plus
Comme avant
Les oiseaux sont partis

Tu vois comme moi l'horreur
Qui tue
Ca fait peur

Tu vois comme moi les heures
Tragiques
Qui se meurent

Tu vois comme moi l'enfer
Horrible
Qui s'affaire

Tu vois comme moi la terre
Plombée
Et l'atmosphère

N'écoute pas mes pleurs
Les cyprès
T'en diront plus que moi

Imprime la terreur
Qui renait
Et bouillonne sous nos pas

Refrain
A présent, tu dois voir
Au fond de mes sourires
L'arrière plan, l'extrême noir
Qui les fait s'évanouir

Tu te lies davantage
C'est fatal, à ma chair
Ce n'est pas un héritage
Dont tu pourras te défaire

Les oiseaux sont partis
Ils chantent
Loin d'ici

Loin de tous nos esprits
Qui hantent
Ce lieu-dit

Regarde ce champs de ruine
Jonché
De vermines

Où se terrent tant de mines
Où n'poussent
Que des épines

Les voici ils arrivent
Les corbeaux
T'expliqueront le passé

A chaque fois ils ravivent
Mieux que moi
La souffrance entassée

Refrain
Charlotte in the sky (Instrumental)